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ISSN° 2265-6294

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RES MILITARIS - Revue européenne d'études militaires
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http://resmilitaris.net – ISSN° 2265-6294
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Ergomas
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Apart from its regular offerings, Res Militaris publishes special thematic issues at the pace of one, two ot three a year. On that basis, the journal notably carries articles by Fellows of the European Research Group on the Military and Society (ERGOMAS), thus serving as that association's official publication vehicle.
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Res Militaris is a bilingual (English, French), peer-reviewed, on-line social science journal dedicated to the study of military- and security-related issues, broadly defined. It is made possible in part by generous support from the Geneva School of Governance.
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Res Militaris, publication bilingue (anglais, français) et à comité de lecture, est une revue en ligne de sciences sociales tournée vers l'étude des questions militaires et de sécurité, au sens le plus large. Elle bénéficie du soutien de la Geneva School of Governance.
 
En plus de ses deux numéros annuels réguliers, Res Militaris publie des numéros thématiques hors-série au rythme d'une, deux ou trois livraisons par an. À ce titre, depuis 2015, la revue édite notamment des numéros à thème proposés par le Groupe Européen de Recherche sur les Armées et la Société (ERGOMAS), faisant ainsi office, pour cette association scientifique, de vecteur officiel de publication.
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Current issue - Numéro en cours
Hors-série | Gendarmerie
novembre 2019
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Avant-propos
 
La gendarmerie nationale, objet de cette livraison hors-série entièrement francophone de Res Militaris, est l'une des plus anciennes institutions militaires de la France. Ses origines remontent à la guerre de Cent Ans avec la création de la maréchaussée, qui contribue à l'affirmation du pouvoir royal. Son histoire est moins fragmentée que celle de la police nationale, dont on confond trop souvent la fonction de police avec l'institution elle-même.
  
Le nom de la gendarmerie nationale, institué le 16 février 1791, est étroitement lié à la Révolution française, période cruciale où s'établissent de nouvelles formes politiques posant les fondements de la République. Lors des décennies suivantes, cette “organisation à part”, selon les mots de Napoléon, a plusieurs fois changé de nom au gré des régimes politiques. Et si son personnel a subi des épurations successives, la gendarmerie française n'a jamais cessé d'exister. Présente au plus près des lieux de pouvoir, dans les villes, à la campagne, elle s'est aussi exportée dans les territoires ultramarins. Elle a même été une source d'inspiration à l'étranger, au point que plus d'une centaine de pays ont connu ou possèdent encore une telle force de sécurité. L'historiographie a longtemps délaissé cet “objet historique non identifié”, selon la formule du Professeur Jean-Noël Luc. Depuis deux décennies, grâce à un renouvellement des études historiques, le passé de la gendarmerie est désormais mieux connu.

De nos jours, les gendarmes continuent de faire partie du quotidien des Français et d'être souvent représentés dans les médias. Toutefois, la perception de leur rôle dans la société demeure parfois floue : pour une grande partie de nos concitoyens, leur présence se cantonne au bord des routes, et il arrive qu'on les confonde avec les CRS. Le rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur en 2009 a contribué à brouiller les cartes en rendant moins évidente son appartenance au milieu militaire.

Dans un monde aux repères mouvants et aux menaces renouvelées, il n'est peut-être pas superflu de s'intéresser à une institution à bien des égards centrale dans l'histoire et la société françaises : de s'interroger sur la nature de la gendarmerie nationale pour déterminer ce qui fait sa ou ses vocation(s) aujourd'hui, les principes et modalités de son fonctionnement, le sens de ses évolutions récentes ou à venir, et en quoi elle se distingue - de manière utile et conforme à l'intérêt général si c'est le cas - d'autres forces de sécurité.

C'est ce que propose de faire ce numéro hors-série qui lui est consacré, au moyen de 17 contributions signées d'officiers et d'universitaires. Ces contributions s'organisent autour de quatre “piliers” qu'on laissera au commandant Benoît Haberbusch et à Martine Cuttier, qui l'ont piloté avec l'aide du général Marc Watin-Augouard, le soin de présenter ci-après.
                 
Bernard Boëne
 
Présentation du numéro
 
Il est possible, et c'est le choix retenu pour ce numéro hors-série  entièrement dédié à la gendarmerie nationale, de présenter cette institution régalienne sous quatre éclairages successifs, correspondant chacun à l'une des caractéristiques centrales qui fondent son identité : “militarité”, territorialité, légalité et adaptabilité.

La militarité représente la matrice de la gendarmerie, dont la prévôté est la mission originelle. Depuis le 18e siècle, les textes réglementaires n'ont cessé d'affirmer le caractère militaire de cette Arme, tout en reconnaissant la part de ses missions civiles. Cette particularité permet au gendarme d'intervenir selon un arc de crises allant de la paix à l'état de guerre. Cette habile synthèse se retrouve aussi dans les missions exercées en opérations extérieures (OPEX). Cinq articles traitent ici de cet aspect :

•    “De l'identité militaire de la gendarmerie”, par le général d'armée (C.R.) Marc Watin-Augouard, ancien Inspecteur général de la gendarmerie, aujourd'hui Directeur du centre de recherche de l'École des officiers de gendarmerie (CREOGN) ;
•   “Gendarmerie et dualisme policier”, par François Dieu, professeur de sociologie à l'Université de Toulouse-I-Capitole ;
•    “Militarité et sacrifice : mourir dans la gendarmerie - Le cas du colonel Arnaud Beltrame”, par Martine Cuttier, historienne, chargée d'enseignement à l'Université de Toulouse-III Paul Sabatier ;
•  “Aux sources de la militarité du gendarme ? L'histoire ignorée de la gendarmerie nationale dans les OPEX”, par le commandant Benoît Haberbusch, du CREOGN ;
•    “La gendarmerie au sein de la garde nationale : une approche rénovée de la réserve militaire”, par Anne Fougerat, générale de gendarmerie.
 
La territorialité constitue l'atout majeur des gendarmes. Elle s'affirme dès la fin du 14e siècle auprès d'une armée pérennisée, et se renforce au 18e avec l'établissement d'un maillage de brigades à travers tout le royaume. De nos jours, les nouveaux moyens numériques et la brigade de contact renouvellent la proximité avec la population dans le cadre de la police de sécurité du quotidien. Elle a aussi su devenir un acteur majeur de la maitrise des espaces terrestre, maritime, aérien et du cyberespace. Cette facette majeure donne lieu à trois contributions :

•  “Approche territoriale de l'action de la gendarmerie”, par le lieutenant-colonel Jean-Marc Jaffré, lui aussi du Centre de recherche de l'École des officiers de gendarmerie ;
• “Gendarmerie maritime et espaces maritimes”, par le général de brigade Guillaume Grimaux, commandant la gendarmerie maritime ;
•   “La gendarmerie nationale en Polynésie française : entre unité et diversité”, par Xavier Latour, professeur de droit public à l'Université Nice-Sophia Antipolis.

La légalité conditionne le mode d'action des gendarmes tant au niveau de la police administrative (police de la route, maintien de l'ordre, etc.) que de la police judiciaire. “Soldats de la Loi”, les officiers et sous-officiers de la gendarmerie sont spécialement formés pour intervenir afin de protéger le citoyen en respectant le cadre légal général et déontologique de leur métier. Ce trait central est abordé, sous l'angle de la gestion d'épisodes difficiles qui ont défrayé la chronique des dernières années, dans deux articles :

•  “Gestion de l'affaire de Sivens”, par le général de corps d'armée Alain Pidoux, commandant la région de gendarmerie de Bretagne ;
•  “L'opération d'expulsion de Notre-Dame-des-Landes”, par le lieutenant-colonel Erwan Kermorvant, officier stagiaire de l'École supérieure de Guerre.

L'adaptabilité, enfin, est une autre caractéristique de la gendarmerie, même si, par le passé, elle a quelques fois laissé échapper le train de l'innovation. Au début du 20e siècle elle est ainsi restée à l'écart des progrès de la motorisation et de la police scientifique. Néanmoins, un peu plus tard au cours de ce même siècle, cette “force humaine” a su faire face aux changements sociétaux et aux progrès technologiques pour développer des savoir-faire de pointe dans de nombreux domaines (hélicoptères, police scientifique et technique, cybersécurité, etc.). Cette capacité d'adaptation représente un enjeu crucial pour l'avenir de l'institution gendarmique.

    Cette rubrique, la plus fournie, comporte six contributions dont quatre traitent de types spécifiques d'action ou de défis à relever, et deux présentent des exemples de coopération internationale :

•   “Gendarmerie, numérique et police judiciaire : histoire, voies et moyens de la cybersécurité au sein de l'institution”, par le major (e.r.)  Fabrice Crasnier, ancien enquêteur numérique, aujourd'hui expert et consultant en cybersécurité ;
• “Le renseignement en gendarmerie”, par un officier supérieur spécialiste du renseignement dont le nom se résumera ici aux initiales C. J.-L. ;
•  “Le GIGN : s'adapter face aux crises”, par C.-R. L., officier du GIGN ne pouvant signer de son nom pour des raisons de confidentialité ;
•  “Les techniques aéroportées : un outil indispensable pour le GIGN”, par deux officiers qui, pour les mêmes raisons, signent C. DWL et P. LBDG ;
•  “Un exemple de coopération internationale au GIGN : le Burkina Faso”, par le capitaine Frank Rzo, de la “Force Formation” du GIGN ;
•  “La Force de gendarmerie européenne”, par Lencka Propravka, doctorante à l'université Grenoble-Alpes.

Ce numéro spécial se clôt par une Postface signée du général d'armée Richard Lizurey, Directeur général de la gendarmerie nationale.
                   
Bonne lecture !                                                                                                                           Martine Cuttier
Benoît Haberbusch
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Foreword
 
The Gendarmerie, one of France's most ancient military institutions, is the topic of this French-language special issue of Res Militaris. Its origins date back to the Hundred Years' War, when the Maréchaussée was created as a means to bolster the King's powers. Its history is less fragmented than that of the National Police, whose function is too often restrictively identified with the institution itself.

The name “Gendarmerie Nationale” was coined on 16 February 1791 and is thus closely associated with the French Revolution, a crucial period which saw emergent political principles lay the foundations of the Republic. In later decades, this “
institution unlike any other”, as Napoleon dubbed it, changed names several times as successive political regimes dictated. And while its personnel were accordingly purged time and again, the Gendarmerie has never ceased to exist. Placed close to power centres, present in cities as well as in the countryside, it was also exported to overseas territories. It even became a source of inspiration abroad, to such an extent that over a hundred countries have at one point or another possessed, and often still boast, internal security forces broadly modelled after it. Historiography long neglected this, in Prof. Jean-Noël Luc's words, “unidentified historical object”. Thanks to a renewal of historical studies over the last two decades, this is fortunately no longer the case.
 
As in the past, today's gendarmes figure prominently in the daily lives of the French, and are a regular feature in French media. However, perceptions of their vocation in society remain somewhat blurred : for a major part of the citizenry, their role is limited to road safety duties, and they are sometimes mixed up with the CRS riot police force. To boot, the Gendarmerie's affiliation with the Home Ministry from 2009 onwards has fairly obscured its military status.
 
In a time of shifting landmarks and renewed threats, it may not be idle to focus on an institution that is in many respects central to French history and society : to look into the Gendarmerie's essence in order to determine the ingredients of its vocation today, the principles and modalities of its functioning, the direction of recent and future change, and the differences that distinguish it - for a useful purpose and in tune with the general interest if that is the case - from other internal security forces.
 
This is precisely what this special issue on the Gendarmerie will endeavour to do through 17 articles variously penned by academics and officers. These contributions are organized into four “pillars” which this writer will leave it to Maj. Benoît Haberbusch and Dr. Martine Cuttier, who jointly steered the whole project with help from Gen. Marc Watin-Augouard, to detail in the presentation they sign below.
 
                                                                                               Bernard Boëne
 
Contents of this issue
    
The chosen option for this special issue of Res Militaris entirely devoted to the major instrument and symbol of State sovereignty that is the French Gendarmerie is to highlight in succession the four central characteristics on which its identity rests : “militariness”, close proximity to the public, law enforcement role, and adaptability.

Militariness, notably through its initial police role within the armed forces, is the matrix from which the Gendarmerie has historically developed. From the 18th century onwards, legislation and executive orders have consistently affirmed the Arm's military status, while recognizing the importance of its civilian missions. This peculiarity enables gendarmes to meet the full spectrum of crisis management requirements, ranging from peacetime to wartime. Such a comprehensive skill definition is also reflected in the role it plays on overseas missions. Five articles deal with this defining aspect :

• “De l'identité militaire de la gendarmerie”
[The Gendarmerie's Military Identity], by Gen. (Ret.) Marc Watin-Augouard, former Inspector General, currently head of the Gendarmerie Officer School's research centre (CREOGN) ;
•  “Gendarmerie et dualisme policier”
[The Gendarmerie and Police Dualism in France], by François Dieu, professor of sociology at the University of Toulouse-I-Capitole ;
•  “Militarité et sacrifice : mourir dans la gendarmerie - Le cas du colonel Arnaud Beltrame”
[Militariness and Ultimate Sacrifice : How Gendarmes Die - The Case of Colonel Arnaud Beltrame], by Martine Cuttier, historian, lecturer at the University of Toulouse-III ;
• “Aux sources de la militarité du gendarme ? L'histoire ignorée de la gendarmerie nationale dans les OPEX”
[A Source of the Gendarme's Militariness ? The Untold Story of the Gendarmerie's Participation in Overseas Military Missions], by Maj. Benoît Haberbusch, CREOGN research fellow ;
•    “La gendarmerie au sein de la garde nationale : une approche rénovée de la réserve militaire”
[The Gendarmerie's Place in the National Guard : A New Approach of the Military Reserve], by Brig. Gen. Anne Fougerat, Secretary general of the National Guard and Reserve Force Council.

Close proximity to local terrains and publics constitutes the Gendarmerie's main asset, affirmed as early as the close of the 14th century as part of a nascent standing army, and reinforced in the 18th century with the creation of a network of small local units
[“brigades”] throughout the kingdom. Today, new digital resources and “contact brigades” mark a renewal of proximity to the population as an objective within the framework of everyday community policing. The Gendarmerie has also managed to become a major actor in the control of land, maritime, air and cyber spaces. This important facet gives rise to three contributions :

•   “Approche territoriale de l'action de la gendarmerie”
[A Territorial Approach to the Gendarmerie's Action], by Lt. Col. Jean-Marc Jaffré, CREOGN research fellow ;
• “Gendarmerie maritime et espace maritime”
[The Maritime Gendarmerie and the Control of Maritime Areas], penned by Brig. Gen. Guillaume Grimaux, commander of the Gendarmerie's Maritime Force ;
•  “La gendarmerie nationale en Polynésie française : entre unité et diversité”
[The Gendarmerie in French Polynesia : Between Unity and Diversity], by Xavier Latour, Professor of public law at the University of Nice-Sophia Antipolis.

Law enforcement is governed by the limits set by the rule of law as regards both administrative (road safety, maintenance of order, etc.) and criminal police matters. “Soldiers of the Law”, Gendarmerie officers and NCOs are specially trained to intervene, within the bounds of their profession's legal and ethical norms, in the cause of protecting the Citizen. This other central trait is approached here in two articles, through the analysis of crisis management modalities in difficult episodes that hit the headlines in recent years :

•  “Gestion de l'affaire de Sivens”
[How the Sivens Crisis Was Managed], by Lt. Gen. Alain Pidoux, commander of Regional Gendarmerie Forces in Brittany ;
• “L'opération d'expulsion de Notre-Dame-des-Landes”
[The Evacuation of the Occupied Site at Notre-Dame-des-Landes], by Lt. Col. Erwan Kermorvant, currently a student of the French National War College, Paris.
 
Finally, adaptability is another characteristic trait and concern of the Gendarmerie, even if history suggests it missed the train of innovation on several occasions in the past. Early in the 20th century, for instance, it resisted the rise of motorization and forensics. But later into the same century, this “human force” proved able to respond to societal and technological change to the point of developing state-of-the-art skills in a number of domains (use of helicopters, scientific and technical police capabilities, today : cybersecurity, etc.). The institution is fully aware that adjustment to change is crucial for its future.

This rubric, the most extensive of the four, comprises six contributions, of which four deal with specific types of action or challenges still to be met, and another two offer examples of international cooperation :

•  “Gendarmerie, numérique et police judiciaire : histoire, voies et moyens de la cybersécurité au sein de l'institution” [Gendarmerie, Digital Skills and Judicial Police : History, Ways and Means of In-Service Cybersecurity Action], by Warrant Officer First-Class (Gendarmerie, ret.) Fabrice Crasnier, former digital investigator (Gendarmerie), currently consultant and expert in cybersecurity;
•   “Le renseignement en gendarmerie” [The Gendarmerie's Approach to Intelligence], by  C. J.-L., a senior officer whose name is withheld in the interests of confidentiality ;
• “Le GIGN : s'adapter face aux crises” [How the Gendarmerie's Emergency Intervention Group Adjusts to Crises], by C.-R. L., the assumed initials of a senior Gendarmerie officer now serving in that service's intelligence department ;
• “Les techniques aéroportées : un outil indispensable pour le GIGN”
[Airborne Skills : An Indispensable Tool in GIGN Action], by two officers who, for reasons of confidentiality, sign C. DWL and P. LBDG ;
•   “Un exemple de coopération internationale au GIGN : le Burkina Faso” [Burkina Faso as an Example of International Cooperation in the Gendarmerie's Emergency Intervention Group], by Capt. Frank Rzo, deputy-chief of GIGN's Training Division ;
•  “La Force de gendarmerie européenne” [The European Gendarmerie Force], by Lencka Propravka, Ph.D candidate at the University of Grenoble.

This special issue ends with a Postscript signed by the Gendarmerie's Director General in person, Gen.
Richard Lizurey.

Happy reading !                                                                                                                        Martine Cuttier
Benoît Haberbusch

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