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ISSN° 2265-6294

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Vol. 1, n° 1 | Autumn - Automne 2010
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Does Privatized Security Undermine the Sovereign Powers of the State? A View from France
Jean-Jacques Roche
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Abstract - Résumé

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Those who oppose private military companies often base their argument on the premise that the privatization of security is a breach of the State's monopoly on legitimate violence. This article examines that argument in the light of history and the philosophical principles underpinning that monopoly. The historical record shows beyond a doubt that the State existed before exclusive powers were ever transferred to public authorities in security matters. The kings who drew France's borders and founded its national army never thought that resort to foreign (Scottish, Genoese, Swiss, German, Hungarian...) auxiliaries, formed into separate regiments, was in any way illegitimate. From the perspective of political philosophy, the Weberian model must be seen as an ideal-type, by definition distinct from the reality it seeks to analyze. Representations formed on that basis are thus historically dated, which generates confusion and leads to inconsistencies. In the face of continually evolving security issues, France's official posture - largely shared by domestic public opinion - only serves to foster ambiguity. One of the main dangers inherent in recent trends towards privatized security finds its origins in the legal uncertainty created by multiplying exceptions to the rule affirmed by State authorities. Captive to obsolete ideological frameworks, public authorities have so far been unable to offer a response adapted to contemporary international security problems. Such problems call for a close examination of the thin boundary that separates mercenaries engaged in interstate or civil wars, and the private military companies which have recently stepped in to compensate for the State's partial disengagement, and help nations adjust to the much-broadened criteria now defining ‘overall security'.


L'argument selon lequel la privatisation de la sécurité mettrait en cause le monopole de la violence légitime dévolu à l'état est souvent invoqué pour justifier l'opposition aux sociétés militaires privées. Cet article revient sur cet argument, en s'appuyant à la fois sur l'histoire et sur les principes philosophiques qui fondent ce monopole. D'un point de vue historique, il est facile de montrer que la fondation de l'état est antérieure aux transferts à l'autorité publique des pouvoirs exclusifs en matière de sécurité. Les rois qui ont établi la France dans ses frontières et qui ont créé l'armée française n'ont ainsi jamais songé à se priver des services d'auxiliaires d'autres nationalités (écossais, génois, suisses, allemands, hongrois...) qui avaient d'ailleurs leurs propres régiments. Du point de vue de l'histoire des idées politiques, le modèle webérien doit avant tout être considéré comme un idéal-type, par définition distinct de la réalité. Les représentations qui se réfèrent à cet idéal-type apparaissent dès lors comme historiquement datées, ce qui entraîne de nombreuses confusions sources d'incohérences. Face à des problèmes de sécurité qui ne cessent d'évoluer, la posture officielle française - partagée par une très large partie de l'opinion publique - entretient les ambiguïtés. L'un des principaux dangers de l'actuelle privatisation de la sécurité trouve en effet ses origines dans l'insécurité juridique entretenue par une puissance publique qui multiplie les exceptions au principe qu'elle affirme. Prisonnières de cadres idéologiques datés, les autorités ne sont ainsi pas encore parvenues à proposer une réponse adaptée aux problèmes contemporains de la sécurité internationale. Ceux-ci imposent de réfléchir à la frontière ténue qui sépare les activités des mercenaires engagés dans des conflits interétatiques ou dans des guerres civiles et celles des sociétés privées qui compensent le désengagement partiel des états contemporains et l'élargissement des critères d'une sécurité devenue globale.

 
Keywords
Privatization of security; monopoly on legitimate violence; public-private partnerships (PPP); mercenaries; overall security; critical infrastructures.
 
Mots-clés
Privatisation de la sécurité ; monopole de la violence légitime ; partenariats public-privé (PPP) ; mercenaires ; sécurité globale ; infrastructures critiques.
 
 
Citation
Roche, Jean-Jacques, “Does Privatized Security Undermine the Sovereign Powers of the State ? A View from France”, Res Militaris, an on-line social science journal, vol. 1, n° 1, Autumn/Automne 2010.
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Jean-Jacques Roche is professor of international relations at the University of Paris-II.
Jean-Jacques Roche est professeur de relations internationales à l'Université de Paris-II.
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