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ISSN° 2265-6294

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La technologie et le style de guerre américain
Twfik Hamel
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Description

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Résumé
   
Le présent article s'intéresse aux débats américains des années 1980 à la décennie 2010 autour de la “Transformation de la Défense”, censée la rendre mieux adaptée et plus efficiente, et du rôle que doivent y jouer ou non la technologie, la “Révolution dans les affaires militaires” et la politique en fonction des missions auxquelles les armées américaines doivent faire face. Les variables d'arrière-plan - cultures nationale et militaire - s'y révèlent centrales. La tendance américaine à rechercher des victoires militaires décisives par l'utilisation écrasante de la force répond au concept d'anéantissement mis en avant par Russell Weigley (1973). Elle domine le “style (ou modèle) national de guerre“, et éclaire le malaise que suscitent les “petites guerres”, plus politiques par nature, et généralement longues. Les exigences de ces guerres irrégulières prennent à rebrousse-poil l'imaginaire public, froissent les dispositions dominantes au sein des corps d'officiers, et testent la patience (courte) des décideurs et de l'opinion. La préférence américaine pour les opérations conventionnelles rapides noyant l'ennemi sous un déluge de feu demeure, même si les technologies de traitement instantané de l'information sur les champs de bataille permettent de mieux le cibler et de se passer des effets de masse, donc de réduire les effectifs engagés. Elle a pourtant l'inconvénient majeur de réduire la guerre à ses aspects tactico-opérationnels, et de perdre de vue les objectifs stratégiques d'ensemble en appliquant au champ de bataille des solutions techniques et de court terme sans trop se préoccuper du problème éminemment politique de savoir à quoi ressemblera la paix qui suit la fin des opérations de guerre. Confortée par des succès initiaux mais régulièrement démentie par le cours ultérieur des événements, cette disposition qui fait figure de faille centrale rend compte de bien des déconvenues militaires américaines depuis plus d'un demi-siècle. Face à ces échecs répétés, des tentatives se sont fait jour dans les années 2000 pour acclimater des pratiques mieux adaptées à des adversaires qui refusent de jouer le jeu de la guerre classique : utilisation parcimonieuse et discriminante de la puissance de feu, sécurisation des populations locales et aide au développement, prise en compte patiente de la durée, connaissance du terrain sociopolitique et des motivations et critères de succès de l'ennemi. Mais en dépit de certains résultats prometteurs d'une telle approche, les leçons à en tirer ont été considérées comme d'application locale et transitoire plutôt comme de valeur générale - malgré la fréquence contemporaine des conflits asymétriques. On en est vite revenu à l'acquisition de plates-formes majeures visant l'anéantissement et à des pratiques opérationnelles qui confortent l'image de soi collective, privilégiant la guerre régulière et les frappes massives à distance, des corps d'officiers. L'analyse proposée par l'auteur va donc dans le sens de ceux qui, pour rendre compte du comportement des États face à la guerre, privilégient l'entrée par les cultures.

Abstract
  
This article looks at American debates that took place between the 1980s and the 2010s about a “Defence Transformation” supposed to make the military more responsive and efficient, and the role that technology, the “Revolution in Military Affairs” and mission-oriented policy should play in it. Background variables such as national and military culture appear to have been central. The American tendency to seek decisive military victories through the overwhelming use of force espouses the concept of annihilation of the enemy first put forward by Russell Weigley (1973). It dominates the “national style (or model) in warfare”, and sheds light on the unease generated by long-drawn-out “small wars” where political factors play a major part. The demands of these irregular wars challenge the public imagination, ruffle the dominant disposition within the officer corps, and test the (short) patience of decision-makers and public opinion. The American preference for swift conventional operations drowning the enemy in a deluge of fire remains, even though battlefield information processing technologies make it possible to better target the enemy and dispense with mass effects, thus allowing planners to curtail the volume of troops committed to battle. Yet it has the major disadvantage of reducing war to its tactical/ operational aspects, and of losing sight of overall strategic objectives by applying technical, short-term solutions to battlefield problems without pausing to consider the eminently political issue of the kind of peace that will emerge when war operations finally come to an end. Strengthened by initial successes but regularly frustrated by the subsequent course of events, this disposition - a central flaw - accounts for many of the American military setbacks recorded over half a century or more. Faced with these repeated failures, attempts emerged in the 2000s to acclimatize practices better adapted to opponents who refuse to play the game of conventional warfare  - parsimonious and discriminating use of firepower, providing safety and development aid for local populations, patience when faced with slow-paced operations and stretched time-spans, an effective grasp of local sociopolitical realities and of the enemy's motivations and criteria of success. Yet, despite some promising results, the lessons drawn from such an approach are considered of local and transitory interest rather than of general value - despite the frequent occurrence of asymmetrical conflicts today. The focus soon reverts to the acquisition of major platforms aimed at annihilation and to operational practices that reinforce the officer corps' collective self-image, favouring regular warfare and massive long-range strikes. The analysis offered by the author of the behaviour of states when it comes to war is thus in line with other assessments giving pride of place to cultural factors.

Keywords : États-Unis ; style de guerre ; stratégie ; tactique ; opérations ; technologie ; politique ; “Transformation de la Défense” ; “Révolution dans les affaires militaires” ; facteurs culturels.

Mots-clés : United States ; way of war ; strategy ; tactics ; operations ; technology ; politics ; “Defence Transformation” ; “Revolution in Military Affairs” ; cultural factors.

Citation
  
Hamel, Tewfik, “La technologie et le ‘style de guerre américain'”, Res Militaris, an online social science journal, vol.11, n°1, Winter-Spring/ Hiver-Printemps 2021.
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Tewfik Hamel est consultant international, chercheur en histoire militaire et études de défense à l’Université Paul Valéry de Montpellier, rédacteur-en-chef de la revue African Journal of Political Science, et membre du Conseil consultatif de Strategia, Madrid.

Dr. Tewfik Hamel is international consultant, military history and defence studies researcher at Paul Valéry University (Montpellier, France), editor-in chief of the African Journal of Political Science, and advisory board member with Strategia, Madrid.
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